Peinture
Souffle  Passage  Geste

 

La rencontre avec la peinture de Lynski est ici respiration, expérience accordée à la nature du monde, souci de l’origine, quête du sens. On peut y lire en filigrane tout un itinéraire personne, une vision du monde singulièrement accordée à la peinture.

L’émotion suscite en nous les échos perçus entre la nature et le peintre lui-même. Le dessin et la peinture ont partie liée : ils sont l’axe général autour duquel viennent naturellement se greffer son travail de plasticien.

Une peinture dont la matière contient les opacités et les transparences de la présence qu’elle évoque. En abîme, cette ombre sonore dont on ne saurait   se saisir, ce gouffre ouvert sur la lumière noire, l’amplification de ce rapport intime à la tentation de voir. Où se tient sans commencement ni fin la présence d’une humanité dense, libre, muette. Visible et sonore dans cette écriture picturale.

Lynski découpe le visible. Une peinture solide, sourcée aux grands viviers des anciens où se joue, se défait et se créer sans cesse    l’Univers.

Sa peinture témoigne d’un singulier tremblement des ocres et des noirs, des terres et des blancs, sur les veines de la lumière, sur le frisson de l’ombre au sein du Khaos.

Formes et couleurs éclosent d’une main qui inclut la grammaire de l’écriture dans la musique des correspondances plastiques ; Excluant toutes formes d’automatisme.

Lynski se rêve en se faisant pierre, terre, chair, eau, ramures et humanité.

M. Pierre